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Bukavu/ Culture-slam : Patricia KAMOSO, symbole d’un record en bref parcours épineux!

MUGOLI NALUBONA Patricia, une jeune slameuse vivant dans la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo marque un bref parcours dans le secteur culturel sous une forte influence.

Lauréate d’un diplôme d’Etat à l’Institut Technique Fundi Maendeleo en Electricité générale, la reconnue Patricia KAMOSO œuvre dans l’art non seulement comme slameuse, mais aussi en qualité de comédienne.

Bien qu’étant âgée seulement de vingt-trois ans, la quatrième enfant de la fratrie de sept émanant de la bénédiction nuptiale de papa Omer KAMOSO et maman FURAHA Denise d’heureuses mémoires, a su marquer ses pairs jusqu’ briguer la coordination de BUKAVU SLAM SESSION ASBL, une association des slameurs et des comédiens de la ville de Bukavu.

La passion, une affaire réservée à l’enfance pour se transformer à une profession !

L’étudiante en option systèmes informatiques de l’Université Catholique de Bukavu n’hésite pas de contribuer à la formation et information de la population.

Si bien que mal l’habitude de créer un modèle dans la génération contemporaine, MUGOLI NALUBONA Patricia est convaincue d’avoir embrassé une très motivante carrière :

«  J’ai d’abord embrassé ce secteur par passion. Je suis une passionnée de l’écriture depuis toute petite. J’ai écrit  mon premier texte poétique à l’âge de onze. Et cette passion toujours motivé les efforts que je fournis pour demeurer dans ce secteur. Mais il y a aussi l’envie d’être modèle pour toute une génération des jeunes filles qui voudraient embrasser ce secteur à l’avenir »

Et à elle de poursuivre :

« Je me suis retrouvée dans ce secteur au moment où il y  avait très peu des filles et en plus d’être cadette, j’ai vu d’autres filles  abandonner par complexité. Alors c’est une motivation pour moi, qui n’ai jamais eu de modèle féminin dans mon entourage, d’être le modèle de celles qui viennent après moi. J’ai également d’autres rêves qui me tiennent à cœur et pour lesquels je me bats. Et en plus de cela, je reste dans ce secteur parce que je veux que mon travail soit reconnu à sa juste valeur et qu’il paie. »

Le travail et la renommée, boucliers d’un chemin faisant !

L’artiste slameuse ne se laisse jamais influencée par la solitude ; une qualité qui la pousse à se rapprocher de plus en plus de ses aînés pour tirer d’eux de l’expérience et des orientations.

Quoique le travail soit placé au sommet de sa pyramide des stratégies, la comédienne  use de ses potentialités en informatique pour s’attirer des opportunités de part la nouvelle technologie de l’information et de communication.

«  Après tant de travail et de sacrifice, j’ai réussi à me créer une petite renommée dans mon domaine. J’ai écrit et interprété mon premier spectacle intitulé ‘’ Qui es-tu ?’’ en 2022 et la même année, j’ai été sacrée championne de slam-poésie au Sud-Kivu. Toujours la même année, j’ai joué le même spectacle  ‘’ Qui es-tu ?’’ au festival Ngoma 12 de Kisangani. Toujours la même année, j’ai presté  dans l’événement ‘’ Femmes du Kivu au Top’’ qui s’est passé à Bukavu en mars 2022 à l’hôtel Résidence. J’ai également été au festival MUSIKA NA KIPAJI de Goma en Septembre  2022. En 2023, j’ai été au festival Amani pour le slam-poésie d’abord à Goma puis à Bukavu  en février 2023, j’ai présenté le spectacle ‘’ Qui es-tu ?’’ au festival Vuga de Bujumbura. J’ai joué dans la pièce  de théâtre  ‘’ Cri du cœur’’ qui a fait une tournée dans trois villes de la R.D.C dont Kisangani, Goma et Bukavu de Mars à Mai 2023. J’ai encore été au Burundi pour le projet Fluid borders mené par Kioka en Décembre 2023 » ; confie Patricia KAMOSO à la Rédaction d’Echo de l’unité.

Le regard de nos proches, une autre forme de Golgotha, mais à balayer d’un rêveur de main d’une patriote engagée !

Avec des lunettes nationale et internationale, la slameuse KAMOSO, nonobstant la barrière pécuniaire liée à l’art local qui exige plus de concentration pour faire volte-face à la misère, brise le silence quant à ses débuts épineux :  

« Les obstacles ont été nombreux au début notamment le manque de soutien venant de la famille d’abord. J’étais obligée de supporter les brimades et reproches de ma famille  me décourageant sans cesse. C’est le premier défi auquel toutes les jeunes filles artistes font face quand elles se lancent dans une carrière professionnelle. Et quand à cela s’ajoutent les préjugés de la communauté qui te taxe de fille facile parce qu’on fait l’art, la plupart des jeunes filles laissent tomber facilement cette carrière. Moi, j’ai résisté et j’ai réussi à persuader ma famille que j’étais capable de le faire et aujourd’hui j’ai révélé ce défi »; lâche-t-elle sa langue.

Et d’insister :

« … Mon plus grand but est d’inspirer plus des filles à rejoindre cet art et à comprendre qu’elles peuvent aussi réussir… Je suis très engagé dans ce secteur au point que je ne me vois pas faire un autre métier. J’utilise mon art pour éduquer, pour inspirer et pour mener des combats qui me tiennent à cœur comme pour la guerre à l’Est de mon pays J’utilise mon art pour briser le silence comme pour les droits de la femme, mais aussi j’utilise pour divertir.

Quoi de plus normal pour la fille d’Omer KAMOSO, amoureuse des couleurs neutres et fan des avocats et bananes comme fruit de véhiculer un message :

«  Vous avez toute la force et toutes les capacités nécessaires pour faire ce que vous voulez. Le seul secret c’est de travailler, même si ça doit être trois plus que les autres. S’il faut le faire, ne le faites pas bien, faites-le très bien. »

Reste à noter que MUGOLI NALUBONA Patricia dit Patricia KAMOSO trouve ses inspirations chez beaucoup des gens comme par exemples certains qui méritent ses appréciations sont entre autres SOULEYMANE DIAMANKA, CAPITAINE ALEXANDRE, MEROU MEGAPHONE, ACHILLE ARGUS, LYDOL, HAVFY, AMANDA GORMAN pour ne citer que cela.

Je suis un adepte des efforts et de patience. Allez jusqu’au bout !

Par Jeannot KALENGA

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