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Infraction d’offense au Chef de l’Etat : JC.KATENDE révèle sa position

Le Président national de l’Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme ASADHO en sigle s’insurge contre la tentative d’aggraver la peine liée à l’infraction d’offense au Chef de l’Etat.

Me. Jean-Claude KATENDE l’a dit dans une déclaration faite à Kinshasa suite à plusieurs dossiers judiciaires dont certaines personnalités politiques sont poursuivies.

‘’En tant que citoyens, nous devons nous opposer à la demande d’aggraver cette peine qui est déjà lourde dans une République. Nous devons demander son abrogation; lit-on dans sa page dénommée d’opinions.

Tout en rappelant que dans une République, les décisions, les actes du Président de la République sont soumis à la critique des citoyens, ce défenseur de droit de l’Homme ne s’accorde pas aux personnes qui au lieu de critiquer les décisions et actes du Président de la République, verse dans les atteintes à la personne par des insultes ou des imputations dommageables.

‘’Dans une démocratie où la liberté d’expression, sans insulte, doit être maintenue, favorisée et protégée, la peine mentionnée ci-dessus est déjà lourde. L’aggraver encore risque de nous orienter vers les atteintes graves à la liberté d’expression, donc à la démocratie. C’est ici le lieu de se demander si cette infraction est pertinente dans un pays qui se veut démocratique ‘’; insiste KATENDE.

Par ailleurs, il estime que les infractions de corruption détournement et autres sont partout notamment dans les secteurs politique, judiciaire, législatif, militaire, éducatif et économique pour ne citer que cela et qui s’avèrent urgentes d’en recevoir des sanctions.

Selon lui, cela pourrait être bénéfique à beaucoup de congolais que de demander l’aggravation de la peine de l’offense au chef de l’Etat, une infraction qui mérité d’être abrogée dans la mesure les insultes au chef de l’Etat peuvent être punies grâce à d’autres infractions. 

‘’Aujourd’hui, nous souhaiterions que les autorités judiciaires travaillent pour qu’on aggrave la peine des infractions de corruption et de détournement des fonds publics. Pareille action serait appréciée et soutenue par la majorité des congolais dans la mesure où les effets négatifs de ces deux infractions touchent tous les congolais ;’’conclut le président de l’ASADHO.

L’ordonnance-loi n°300 du 16 décembre 1963 qui réprime l’offense à l’endroit du Chef de l’Etat, dispose que l’offense commise publiquement envers la personne du Chef de l’État est punie d’une servitude pénale de trois mois à deux ans et d’une amende de deux mille à dix mille francs, ou d’une de ces peines seulement.

Par Jeannot KALENGA

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