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J.I.F à Bukavu : A la découverte de MIGI MIBA Judith, une fille qui met  son cervelet au service de la communauté via l’hôpital Général de Référence de Bagira

Photo de MIGI MIBA Judith, anesthésiste

Jeune fille de moins de trente ans, Migi Miba Judith a su faire de sa capacité intellectuelle le service permanent de la communauté en qualité d’anesthésiste et réanimatrice au sein de l’hôpital Général de Référence de Bagira dans la ville de Bukavu, Chef-lieu de la province du Sud-Kivu.

 Fruit du couple MIBA Dieudonné  d’heureuse mémoire et de Munyerenkana Déogratiane en vie, cette troisième enfant parmi les sept fratries se démarque de temps à autre de part sa détermination à rendre le loyal coup de main à son pays et plus particulièrement sa province du Sud-Kivu qui l’a vu naître.

De son parcours scolaire partant du  certificat au complexe scolaire Maendeleo en passant par le diplôme d’État à l’institut Bwindi pour décrocher sa licence à Hope Africa University de la République du Burundi, elle tire ses motivations dès son enfance :

‘’ Ma motivation est que j’aime bien soigner et cela depuis mon jeune âge. Pour y parvenir il faut être non seulement fort physiquement, mais également intellectuellement étant donné que c’est sur le corps humain que nous appliquons nos expériences.’’

Pas de d’omelettes sans casse d’œufs dit-on, la MIBA fille aux pas de son défunt père qui ne lâche jamais !

Comme l’hérédité se définit par transmission sanguine, cette sportive et mélomane de self défense initiée par son défunt géniteur dès le bas âge n’hésite de rendre du jour au lendemain ses épineux blocages en opportunité.

Cela demeure possible par des remparts franchis quand bien même affectée par la mort de son gendre masculin au cours de son cursus universitaire :

‘’ Je suis orpheline du père et après la mort de mon père c’est quand j’avais compris combien c’est important que la femme aussi travaille. Concernant les résultats obtenus et bien il n’Ya rien qui nous rend si heureux comme de voir une personne sur pied après un état de mort apparent parce que dans notre domaine il est plus question d’intervenir dans tous les cas très compliqué, c’est pourquoi nous sommes aussi de réanimateurs en dépit d’être anesthésiste.’’

Certes qu’en  aspirant faire la tête de l’équipe de plaidoyer en faveur des personnels de santé en briguant avec le vœu du Très Haut le ministère de la santé, MIGI MIBA Judith fait son cheval de bataille la reprise d’espoir de tous ses patients :  

‘’…Je n’attends rien en retour, mon souhait est de voir mes patients sur pied. J’ai pris l’engagement de sauver de vie et surtout dans un secteur approprié pour dire dans une structure sanitaire…c’est un métier trop stressant surtout lorsque nous remarquons que nos patients sont entre la vie et la mort. Et puis avec la réanimation il faut faire usage de la force physique,…bref nous sommes confrontés à beaucoup de difficultés ‘’

MIGI MIBA Judith, méfiante face au stéréotype lié au genre et l’inspiration de la jeune fille !

Adepte de Simone de Beauvoir sous son slogan libellé ‘’ On ne naît pas femme, mais on le devient, aussi la citation de Maya Angelou: « Avoir du courage ne veut pas dire que nous n’avons pas peur, l’anesthésiste de l’hôpital Général de Bagira rassure que le travail assure l’indépendance c’est mon slogan fétiche :

‘’ Je demanderai à la jeunesse et surtout à la femme que malgré les discrimination si elle aime faire quelque chose qu’elle donne tout son amour dans ce qu’elle fait étant donné que beaucoup d’entre elle aujourd’hui ne rêve que d’une bague au doigt et pense que c’est l’homme qui est censé travailler.’’

La passionnée de  la couleur noire, des fruits comme les prunes et fraises et un peu attentionnée par la pâtisserie, l’anesthésiste et réanimatrice de l’hôpital Général de référence de Bagira  en la personne de MIGI MIBA Judith conclut par cette phrase : Avoir du courage et faire preuve de courage signifie que nous affrontons nos peurs. Nous pouvons dire : Je suis tombée, mais je vais me relever. »

Rédaction

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