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Motion de censure contre le Gouvernement NGWABIDGE : « La démocratie devra respirer et pas être asphyxiée » ; monsieur Augustin MUDEKEREZA

L’environnement politique qui prévaut dans la province du Sud-Kivu quelques semaines après l’adhésion du Gouverneur Théo NGWABIDGE à l’UDPS parti cher au Président de la République quittant l’AFDC de BAHATI LUKWEBO a été émaillé par plusieurs incidents avant le vote de cette motion de censure.

Ce jeudi 24 Novembre, ayant constaté la présence des éléments de l’ordre à l’hémicycle provincial empêchant les députés provinciaux d’y accéder pour leur exercice parlementaire conformément au communiqué rendu public par le bureau d’âge mise en place après les pétitions contre quelques membres du bureau  définitif, les députés, selon quelques sources, à plus de trois quart que compose l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu, ont passé à l’examen et le vote de cette motion à l’hôtel Ruzizi dans la commune d’Ibanda.

Pour monsieur Augustin MUDEKEREZA, opérateur politique et cadre au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social même famille politique que l’actuel locataire de Nyamoma, la démocratie tant chantée par le feu Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA respire de plus en plus :

‘’Certes que notre pays est agressé dans la partie nord-est de la province du Nord-Kivu et cela exige l’implication de tout congolais épris de l’amour de la RDC pour mettre hors d’état de nuire  des agresseurs dont le pouvoir du Rwanda via le mouvement rebelle M23. Tout de même les prérogatives dévolues aux députés provinciaux du Sud-Kivu ne devront pas être altérées. Ce qui s’est passé à l’Assemblée provinciale ne justifie que la démocratie prônée par l’UDPS est en train de respirer.’’

Sans se trop se focaliser à la méfiance dont les députés ont exprimée vis-à-vis du télégramme du vice-ministre de l’intérieur interdisant toute action allant dans le sens de déstabiliser la province du Sud-Kivu, une province voisine à celle du Nord-Kivu agressée par le mouvement rebelle M23, cet analyste politique n’hésite pas de rassurer que le peuple s’exprime toujours à travers des élus dont ces derniers sont son émanation.

Par ailleurs, Augustin MUDEKEREZA préconise la sagesse de la part des autorités étant dans la capitale Kinshasa au regard l’environnement politique :

« L’actuel Gouverneur est un combattant nouvellement adhéré et dont nous reconnaissons son appartenance au parti présidentiel, mais sa gestion passée ne serait-elle pas jugée par les autorités administratives, mais plutôt la population par l’entremise des députés qui viennent de s’exprimer quelques mois du processus électoral, d’où la sagesse devrait nous caractériser. »

 Certaines sources concordantes renseignent que les députés étant au nombre de trente-quatre,  ont  procédé, en premier lieu, par l’examen des pétitions contre quatre membres du Bureau définitif de l’organe délibérant et lequel examen qui a conduit à la réhabilitation de ce quatre membres mis en cause par huit députés provinciaux.  

Avec pour motif de reprocher au gouvernement provincial de la gestion opaque et à l’absence du président et député Zacharie LWAMIRA qui est souffrant, des représentants du peuple ont alors procédé à l’examen de la motion de censure contre le gouvernement provincial du Sud-Kivu.

Comme résultat, vingt-sept députés ont voté pour la motion, signant ainsi la destitution du gouvernement Ngwabidje.

Dans un communiqué de presse, le porte-parole du gouvernement provincial et ministre de la communication Jérémie BASIMANE qualifie cette démarche des députés provinciaux de tricherie. Pour lui, la composition du bureau d’âge n’a pas été correct, car, poursuit-il, les députés Georges Musongela et Frédéric BATANDI ne sont pas plus âgés que les députés Pichou KASILEMBO et NDABAGOYA.

Entre-temps, sur les artères de la ville de Bukavu, les avocats réunis au sein du barreau du Sud-Kivu ont exprimé leur rall bal. A la base, leur confrère et bâtonnier honoraire étant vice-président de l’organe délibérant du Sud-Kivu en la personne du député Yabe TAITUNDA a été molestée la journée du mercredi 23 Novembre par des personnes.

 La cellule de communication du gouvernorat du Sud-Kivu à travers plusieurs postes sur la toile qualifie ces personnes d’inconnu voire même à une couche de la population qui aurait surpris la victime en flagrant délit de corruption pour déstabiliser la province.

Par Jeannot KALENGA

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