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R.D.C : De 25 en Janvier à 46 cas de violations contre les DDH et journalistes au cours du mois de février 2024,PPI dans les bottes des gouvernants !

Le Partenariat Protection Intégrée PPI en sigle attire l’attention du Chef de l’Etat, du parlement et de la justice congolaise sur la situation des défenseurs des droits humains, des journalistes et des médias.

Cette organisation de droit congolais à mandat régional œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains prend cette position suite aux cas répertoriés dans son feuillet du mois de Février de l’année en cours.

« Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), organisation de droit congolais à mandat régional œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains a documenté, « Quarante-six (46) nouveaux cas de violations et abus contre les défenseurs des droits humains, les journalistes et les médias en RDC » au cours du mois de février 2024, contre 25 cas en janvier de la même année » ; lit-on dans son document de monitoring.

Ces cas sont classifiés en violences contre les journalistes et les médias, violations et abus contre les défenseurs des droits Humains ainsi que des répressions des manifestations publiques.

Pour la presse du 1er au 29 février, dans la province d’Ituri, un journaliste a été assassiné par un élément FARDC à Irumu alors qu’un autre a été arrêté par la police à Getty dans la même province. A Mbandaka dans la province de l’Equateur, une  journaliste a été séquestrée dans son bureau par la garde rapprochée du Gouverneur de cette province alors que vingt-et-un autres journalistes qui manifestaient pour dénoncer cet acte ont été arrêtés dans la même ville par les services de sécurité.

Dans la ville de Goma au Nord-Kivu, un  journaliste a été agressé et dépouillé de son matériel de travail par des inconnus alors qu’il revenait de son travail.

Par ailleurs, au Sud-Kivu, trois journalistes demeurent devant la barre, dont deux devant le parquet général du Sud-Kivu et un  dans un dossier déjà fixé au tribunal de grande instance de Bukavu.

« …Au président de la République de veiller, en tant que garant du bon fonctionnement des institutions et des lois de la République, afin que les textes légaux et ceux garantissant la liberté de la presse et celle d’expression en faveur des DDH, des journalistes et des médias soient respectés en RDC … Au parlement d’exercer des actions permanentes de contrôle auprès du gouvernement afin de se rassurer que des efforts sont fournis pour la mise en œuvre de toutes les lois votées et promulguées par le Chef de l’Etat dans le cadre de la promotion de la liberté de la presse et les droits humains en RDC… » ; Insiste cette organisation de défense des droits de l’Homme.

Quant aux répressions des manifestations publiques et des violations contre les défenseurs des droits Humains, la ville-province de Kinshasa et la province du Maniema ont été monitorés.

Dans la ville province de Kinshasa, onze activistes pro démocratie ont été arrêtés par les services de renseignement alors qu’ils manifestaient devant le palais du peuple pour dénoncer l’agression de la RDC par le Rwanda et l’occupation pendant six cent jours par les rebelles du M23. Toujours dans la capitale,  activistes pro démocratie vivent sous-menaces de mort de la part des personnes se réclamant appartenir aux services de renseignement. A Kindu dans la province du Maniema, quatre militants de la Lucha ont été arrêtés alors qu’ils étaient en pleine manifestation dans cette ville.

Toujours au Maniema, un DDH vit sous menaces de mort de la part des militaires FARDC pour avoir dénoncé leur présence dans des carrés miniers.

Par Jeannot KALENGA

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