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Santé de la reproduction : Une nécessité pour le Gouvernement central d’allouer 15 pourcents du budget à l’exercice 2023

La Coalition des Organisations de la Société Civile pour la santé de la reproduction, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, nutrition en R.D.C invite le Gouvernement Central d’allouer suffisamment des ressources  au secteur de la santé à hauteur de quinze pourcent pour contribuer à la réduction du taux de mortalité infantile.

Cette recommandation a été formulée  ce jeudi 20 Octobre 2022 dans la ville de Bukavu lors de la cérémonie du lancement de la campagne nationale de plaidoyer politique pour la santé en faveur de la réduction de la mortalité maternelle et infantile.

«Nous en appelons vivement à la responsabilité du Gouvernement Central et les Gouvernements provinciaux  de bien vouloir allouer conséquemment à partir  de l’exercice budgétaire 2023 et dont les travaux d’élaboration et le processus de vote est en cours, des ressources suffisantes au secteur de la santé à hauteur d’au moins 15 pourcent de leurs budgets respectifs conformément aux engagements internationaux pris par la République dans la déclaration d’abuja et une fois les budgets votés d’en assurer réellement le décaissement et l’exécution effective»; l’a déclaré Symphorien KWENGO MAZANZA, chef de projet de ladite campagne.

Cette plateforme est partie des résultats d’enquête menée et qui fait ressortir le relâchement

 du secteur de la santé par les gouvernants et cela à la charge des organisations internationales :

« Parmi les goulots d’étranglement à la base de cette situation lamentable, l’on note la faible disponibilité des services et des soins de santé de la SRMNEA-Nut de qualité à tous les niveaux de la pyramide de soins en République Démocratique du Congo, et les faibles aptitudes et compétences des prestataires des soins en charge de la promotion de la SRMNEA-Nut d’une part, et le sous financement des interventions à haut impact sur la Mère, et le Nouveau-né, l’Enfant, l’Adolescent t le Jeune d’autre part. Le taux de mortalité maternelle est aggravé par un taux de fécondité très élevé de l’ordre de 138 sur 100 selon l’enquête démographique et de santé et de 109 sur 1000 selon MICS-Palu 2017-2018 soit au moins 6,6 enfants par femme occasionnant les grossesses précoces et non désirées à la base de 29,1 pourcent des décès maternels attribuables aux adolescentes. »

Présente à cette activité, la représentante de du Club des Adolescents et Jeunes présente plusieurs problèmes d’impact négatifs comme les grossesses précoces, des mariages précoces, des avortements clandestins, des IST ainsi que des mortalités maternelle, juvénile et infantile.

Occasion pour mademoiselle  de tirer la sonnette d’alarmes auprès des autorités politico-administratives provinciales et nationales pour sauver l’avenir des enfants :

« Assurer la couverture sanitaire des services de santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes en approvisionnant les structures de santé en intra nécessaires, établir une ligne budgétaire provinciale couvrant les activités des adolescents et les jeunes en matière de santé sexuelle reproductive, faciliter l’accès des adolescents et les jeunes aux informations sur la santé sexuelle et reproductive sans jugement et en respectant leurs opinions sur les services de santé »

Représentant le Gouverneur de la province du Sud-Kivu, le Ministre du budget SHAMAVU prend l’engagement de prendre en compte cette demande et promet l’insertion de ce plaidoyer dans l’exécution du budget en cours de traitement.

Cette activité  qui a eu lieu dans la salle dite Sainte Ignace dans la commune d’Ibanda, a connu la participation des représentants des plusieurs organisations de la société civile, des services étatiques.

Par Jeannot KALENGA

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